Révolutionner l'hôpital : Meanwhile dévoile ses secrets sur BFM Business Lyon

Le 28 janvier dernier, l’émission « Lyon Business » sur BFM Lyon a mis en lumière l’excellence de la MedTech en région Auvergne-Rhône-Alpes. Parmi les invités, Sacha Stojanovic, fondateur de Meanwhile, est venu partager sa vision de la robotique hospitalière : une technologie qui ne remplace pas l’humain, mais qui le protège et le libère.

Lyon, épicentre de l'innovation en santé

Avec plus de 900 entreprises et 36 000 emplois, la région Auvergne-Rhône-Alpes confirme sa place de deuxième pôle de santé en France. C’est dans ce contexte dynamique que Meanwhile s’est imposé comme un acteur clé. Comme l’a rappelé Sacha Stojanovic sur le plateau, le marché de la santé pèse aujourd’hui 90 milliards d’euros, et l’innovation n’y est plus une option, mais une nécessité pour répondre aux défis de demain.

L'ADN de Meanwhile : Une réponse à la pénibilité du terrain

L’un des moments forts de l’émission fut le récit de la genèse de Meanwhile. Loin des laboratoires aseptisés, l’idée est née d’un constat de terrain quotidien.

« L’idée vient de mon épouse qui travaillait aux HCL. C’est elle, au bout d’une nuit horrible, qui m’a demandé de créer ce robot », a confié Sacha Stojanovic.

Il aura fallu dix ans de recherche et développement pour transformer cette demande en une réalité opérationnelle dans les hôpitaux. Aujourd’hui, Meanwhile répond à un enjeu majeur souligné par le Pr Marc Colombel (HCL) durant l’émission : la lutte contre la pénibilité. Dans un hôpital, un soignant peut parcourir jusqu’à 20 km par jour. En confiant ces trajets logistiques à un robot mobile autonome, Meanwhile permet aux femmes et aux hommes de se recentrer sur leur mission première : le soin.

Une immersion au Médipôle Lyon-Villeurbanne

Le reportage diffusé lors de l’émission a permis de voir une des solutions Meanwhile, le XuP-Med, en action au sein du Médipôle Lyon-Villeurbanne. On y découvre un robot mobile totalement autonome, capable de :

  • Naviguer intelligemment : Grâce à une cartographie millimétrée et des capteurs de pointe, le robot évite les obstacles (patients, chariots, enfants) et prend l’ascenseur seul.
  • Sécuriser les flux : Le transport de médicaments ou encore de poches de sang est protégé par des casiers scellés, déverrouillables uniquement par badge professionnel (infirmiers, pharmaciens).
  • Optimiser le temps médical : Le nom « Meanwhile » signifie « pendant ce temps-là ». Pendant que le robot circule, le soignant reste au chevet du patient.

Un modèle économique et éthique en rupture

Interrogé sur la viabilité économique, Sacha Stojanovic a défendu un modèle vertueux. Contrairement aux anciens systèmes de « crédit revolving » qui poussent au renouvellement fréquent du matériel, Meanwhile propose des solutions durables.

  • Longévité : Nos robots ont une durée de vie située entre 10 et 15 ans.
  • Transparence : Un système de location-vente (Credit Bail) permet aux établissements de santé de devenir propriétaires de leur outil au bout de 60 mois par exemple, libérant ainsi des budgets pour le soin sur le long terme.

La France face aux géants mondiaux

En conclusion, le débat s’est ouvert sur la concurrence internationale. Si les États-Unis et l’Asie (Corée du Sud, Chine) investissent massivement dans les robots humanoïdes, Sacha Stojanovic prône une voie française plus consciente :

« Ce qui est important dans la technologie, c’est de redonner du temps aux gens pour être avec des gens. »

En citant Rabelais, « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme », Meanwhile réaffirme que l’innovation doit toujours servir une cause humaine et éthique.

Pour découvrir l’intégralité des échanges et voir nos robots en action au Médipôle, retrouvez le replay de l’émission sur le site de BFM TV :

Plus d'articles